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Combien coûte un programme de fidélité pour un restaurant en France

L’abonnement au logiciel est la petite ligne de l’addition. La vraie dépense, ce sont les récompenses que vous allez offrir, et elle dépend entièrement de la récompense que vous choisissez.

Mis à jour le 21 août 2026

Celui qui cherche ce chiffre veut surtout savoir si le jeu en vaut la chandelle. On additionne donc tout, puis on calcule le retour, avec les chiffres d’une brasserie de quartier en France.

Les quatre postes de coût

1. Le logiciel. En France, les outils de carte de fidélité numérique pour un établissement unique se situent entre 25 € et 60 € HT par mois. Les plateformes internationales bardées de fonctions dépassent les 100 €. Les systèmes à carte physique avec terminal dédié coûtent plus cher et vous attachent à un matériel. La TVA à 20 % se récupère, donc c’est le montant HT qui pèse dans le calcul.

2. Les récompenses offertes. C’est le coût réel, et presque personne ne le calcule avant de démarrer. Avec une récompense du type « la dixième formule offerte », ce qui sort de votre poche est le coût matière, pas le prix affiché sur l’ardoise. Sur une formule du midi à 15 € TTC, soit 13,64 € HT une fois retirée la TVA de 10 %, avec un coût matière de 30 %, chaque récompense vous coûte environ 4,10 €.

Attention si la récompense est un verre de vin ou une pinte : la TVA sur l’alcool est de 20 %, et le calcul change.

3. Le temps de l’équipe. Deux à trois secondes par scan, plus les premiers jours à l’expliquer au comptoir. Dans le total, c’est du bruit, à condition que la mécanique soit rapide. Si le client doit installer une application, le temps par inscription explose et l’équipe arrête de la proposer au bout de trois semaines.

4. Le matériel. Deux ou trois chevalets de table avec le QR code, quelques euros d’impression. Avec du papier, ajoutez la réimpression des cartes à chaque changement d’offre.

Le calcul complet d’un mois

Supposons une brasserie de quartier : 900 couverts par mois, ticket moyen de 16 € TTC, marge brute de 65 %, 120 clients inscrits au programme et une récompense à la dixième visite.

Logiciel : 30 €. Récompenses : si 25 clients atteignent 10 tampons ce mois-là, 25 × 4,10 € = 102,50 €. Matériel : 5 € lissés sur l’année. Total, environ 138 € par mois.

Regardez la répartition : près de 75 % du coût, ce sont les récompenses, de l’argent qui ne sort qu’une fois que le client est déjà revenu neuf fois. C’est le genre de dépense qu’on aime avoir.

Et le retour

Avant de se réjouir, la TVA. Ce ticket de 16 € contient les 10 % de la restauration, donc ce qui entre vraiment en caisse, c’est 14,55 €. Avec une marge brute de 65 %, chaque visite vous laisse environ 9,45 €.

Si le programme amène ces 120 clients à faire, en moyenne, une demi-visite de plus par mois, cela fait 60 visites supplémentaires. À 9,45 € de marge par visite, environ 570 € par mois.

Face à 138 € de coût, le compte est bon avec de la marge. Le seuil de rentabilité se situe à 15 visites supplémentaires par mois, soit une visite de plus chez un client inscrit sur huit.

Rien de tout cela n’arrive tout seul. Si le programme ne change le comportement de personne, vous continuez à offrir des récompenses à des habitués qui venaient déjà, et vous perdez de l’argent. C’est pour ça que mesurer les visites par client avant et après compte bien plus que compter les inscriptions.

À mettre en face de ce que vous dépensez déjà pour faire venir du monde

Ces 138 € se situent mieux quand on les compare au reste. Une plateforme de livraison prend entre 25 % et 30 % de commission sur chaque commande : à partir de 500 € de commandes par mois, vous avez déjà dépassé le coût du programme. Une campagne Instagram discrète sur le quartier part à 100 ou 150 € par mois sans garantir qu’une seule personne repasse.

La fidélité joue sur un autre terrain. Elle dépense sur des gens qui vous connaissent déjà et qui ont payé neuf fois avant de vous coûter un euro. Ça monte plus lentement, c’est moins cher et beaucoup plus prévisible.

Où les coûts dérapent

Une récompense trop généreuse. 20 % de remise permanente fait joli sur l’ardoise et grignote la marge sans bruit, surtout dans une maison qui travaille déjà serré.

Les contrats annuels avec matériel inclus. Les terminaux dédiés créent une dépendance et coûtent bien plus que ne le laisse penser l’abonnement mensuel.

Les programmes que personne n’utilise. Le pire coût, c’est de payer un abonnement pour une carte que l’équipe a cessé de proposer au bout d’un mois.

Et le classique des terrasses en été : tamponner par consommation au lieu de tamponner par table. Si chaque demi compte pour un tampon, la récompense tombe en deux après-midis et le programme devient une remise déguisée.

Ce qu’il faut demander avant de signer

Le client doit-il installer quelque chose ? Si oui, attendez-vous à un taux d’inscription faible dès le premier jour.

Puis-je voir combien de clients sont actifs et combien de visites ils font ? Si la réponse reste floue, vous achetez un tampon en caoutchouc très cher avec un tableau de bord autour.

Puis-je résilier quand je veux ? Un outil de fidélité vendu avec engagement a son ironie, et vous n’en avez pas besoin.

Les données de mes clients m’appartiennent-elles et puis-je les récupérer ? Répondez à cette question avant d’y faire entrer 500 habitués.

Nos formules et ce que contient chacune sont sur la page tarifs, et si vous hésitez encore sur le support, la comparaison entre papier et numérique traite exactement de ça.

Les chiffres de ce guide sont des exemples donnés à titre indicatif, pour montrer comment poser le calcul. Les vôtres dépendent de votre ticket moyen, de votre marge et de votre volume.

Envie de l’essayer dans votre restaurant ?

La mise en place prend une quinzaine de minutes. Vos clients gardent la carte dans le portefeuille de leur téléphone et vous voyez, en euros, ce que la fidélité vous rapporte.

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